téléchargement

© Luc Tourlouse


André Debaar

André Debaar

 

 

RESERVATIONS
070 75 42 42

ou


Lien direct vers notre module de réservation

 

Titre Ladies

 


Titre L'évangile selon Saint-Marc

 

pièce montée titre

 

Cuisine titre

 

 

 

Une carte ancienne afin de situer les lieux : Galilée, Judée, Samarie. Et puis, rien. Rien d’autre qu’un homme seul, les mains vides, les vêtements neutres.
Rien d’autre que des mots simples, des phrases courtes, un texte sobre mais saisissant. Rien d’autre que cette histoire étonnante qui semble étonner l’homme même qui la raconte et dont le plus étonnant est, peut-être, qu’elle continue à étonner.

C’est un comédien anglais, Sir Alec McCowen, qui, en 1977, a eu l’idée de dire l’évangile, comme on le ferait d’un beau texte dramatique.
Et on s’est aperçu alors, qu’en effet, c’était un bien beau texte dramatique.
En 1981, André Debaar devint l’interprète de cet évangile au Théâtre National de Belgique. Ce fût un succès considérable. Le spectacle se jouera plus de 300 fois.
Daniel Hanssens a demandé à son ‹maître› de théâtre de reprendre ce texte en main pour quelques soirs seulement. Un rendez-vous théâtral d’exception, que l’on soit croyant, ou pas !

Lecture-spectacle par André Debaar
Traduction des Moines de Maredsous
Peinture  Andreï Ivaneanu


Bonne nouvelle de Debaar
(dans La Libre ce lundi 3 novembre)
 
À la veille de ses quatre-vingts ans, le comédien retrouve la scène avec son “Évangile selon saint Marc”.

Itinéraire d’un comédien comblé.

Et d’un homme qui a la fraîcheur des êtres ayant connu une enfance heureuse.
La première émotion théâtrale dont se souvient André Debaar, c’est d’avoir servi la messe en tant qu’ “acolyte”, comme on disait encore avant le concile Vatican II. C’était dans les années 30, à Verviers, où il naquit en 1929. Avec la reprise de son “Évangile selon saint Marc” aujourd’hui , il boucle la boucle, après soixante ans d’une carrière bien remplie d’acteur, de metteur en scène et de pédagogue.

Sensible et émotif comme à la première heure, ce presque octogénaire a la fraîcheur des êtres qui ont connu une enfance heureuse et ont pu faire éclore leur talent à la faveur d’un destin peu contrarié par l’adversité. Du talent, André Debaar en a à revendre. C’est un “naturel” : il a, pour le métier d’acteur, ce qu’on appelle l’oreille absolue pour les musiciens. Il a de qui tenir. Son père,Mathieu Debaar, fut un artiste de haut niveau – violoniste, hautboïste, chef d’orchestre, compositeur et enseignant –, dont, parmalchance et une inaptitude absolue à “se vendre”, la notoriété ne dépassa jamais les limites de Verviers. De son propre aveu, André Debaar fut un écolier médiocre. Au violon, le petit André préférait la lecture hebdomadaire des aventures de Tintin dans “Le Petit Vingtième”.
“J’ai vécu un autre grand émoi à douze ans, pendant ces sombres années de guerre, lors du passage des Comédiens Routiers à Verviers : j’ai adoré “Les quatre Fils Aymon” d’Herman Closson et suis retourné les voir à plusieurs reprises.”

Une carrière bien remplie

En août 1949, son camarade de toujours, Georges Aubrey, l’emmène à Bruxelles où il se présente au Studio du Théâtre national, continuation professionnelle de ses chers Comédiens Routiers.

Mais on ne le prend pas et il entre au Conservatoire de Bruxelles. À peine a-t-il commencé à en suivre les cours que le directeur du Théâtre du Parc, Oscar Lejeune, Verviétois comme lui, l’engage à l’année. Il restera quinze ans parmi la quinzaine de “pensionnaires” qui constituent la troupe permanente.
D’utilités en figurations, il passe rapidement à des rôles plus importants, comme celui de l’intendant Malvolio dans “La Nuit des rois” de Shakespeare, où il se taille son premier succès personnel. Entre-temps, il termine son Conservatoire, non sans suivre de surcroît les cours de chant. En ces années fastes pour les comédiens belges,
il devient rapidement un assidu des studios de l’INR à la place Flagey, d’où l’on diffuse en direct des pièces radiophoniques. À cette époque aussi, chaque théâtre veut son école. Le Parc ouvre la sienne et voici André Debaar bientôt chargé d’en seconder l’animateur principal, PaulVarlet. Son aptitude à transmettre semble d’emblée
aussi grande que son don pour le jeu dramatique. À l’académie de Woluwé-Saint-Pierre, au Conservatoire de Bruxelles, à Namur, l’enseignement l’accompagnera pendant toute sa carrière. Nombre de nos comédiens reconnaissent en lui leur “maître”. En 1964, il reçoit l’Ève du Théâtre, prix attribué par la critique et la profession, pour le rôle de Bordeur dans “Maxibules” de Marcel Aymé. L’année suivante, le mandat d’Oscar Lejeune à la tête du Parc n’est pas renouvelé, pas plus que le contrat à l’année d’André Debaar.
En quinze ans, il a joué là dans une centaine de pièces et signé dix mises en scène. Il a côtoyé aussi les grands noms de la Comédie-Française, tel Jean Weber avec lequel il se produit dans “L’Aiglon” d’Edmond Rostand.

Dans la foulée, Jacques Huisman l’engage au Théâtre national. Il y restera vingt ans, jouera dans une soixantaine de pièces et en mettra une quinzaine en scène. La mise en scène, il la décrit comme une sorte de continuation de l’activité de comédien. Le plus souvent, il joue lui-même dans les spectacles qu’il réalise.
Parmi les rencontres décisives au National, il y a Dario Fo, en 1968. “Dario était un clown de génie. Il m’a appris son art, y compris le “grommelot” qui consiste à imiter le son d’une langue sans dire unmot qui tienne debout. On a travaillé et on s’est amusé comme des fous.”

En 1987, le torchon brûle entre le nouveau directeur du Théâtre national, Jean-Claude Drouot, et la Ville de Spa : c’est la rupture, après plus de 25 ans d’un Festival de théâtre très prisé du public de la région. Avec Billy Fasbender, complice de très longue date, André Debaar en devient le co-directeur. Dix ans plus tard, ils légueront un Festival en bon état de marche à Armand Delcampe qui le dirige encore aujourd’hui.

Souvenirs, souvenirs

Après une opération chirurgicale qui lui occasionna des troubles de la mémoire, André Debaar se mit à écrire ses souvenirs, dont le manuscrit – qu’il a bien voulu nous faire lire – n’attend désormais qu’un éditeur. Soixante ans de faits petits et grands, écrits avec vivacité et sans apprêts, où l’on croise Sacha Guitry et André Barsacq, Darius Milhaud et Michel de Ghelderode, André Roussin et Otomar Krejca, mais encore Claude Volter, Jean-Pierre Loriot, Bobette Jouret (son épouse) et absolument tous les auteurs, metteurs en scène, comédiens et artisans du spectacle qui ont compté chez nous dans les soixante dernières années.
Un document. Pour l’heure, André Debaar est chez lui, c’est-à-dire sur le plateau d’un théâtre.
Il lit “son” Évangile – “il y a une vraie dramaturgie dans ce texte, pas un mot de trop, un sens aigu de la narration…” –, “bonne nouvelle” essentielle, comme le testament artistique d’un grand acteur.

Philip Tirard

 

 

L'Evangile selon Saint-Marc

Pathé-Palace (Ex-Klada) Petite Salle

mardi 21 octobre 2008 (20:00)
mercredi 22 octobre 2008 (20:00)
jeudi 23 octobre 2008 (20:00)
vendredi 24 octobre 2008 (20:00)
samedi 25 octobre 2008 (20:00)
mardi 04 novembre 2008 (20:00)
mercredi 05 novembre 2008 (20:00)
jeudi 06 novembre 2008 (20:00)
vendredi 07 novembre 2008 (20:00)
samedi 08 novembre 2008 (20:00)



 

Coup d'oeil dans les archives:

 

planche contact

 

article

 

Henri Guillemin

 

village voice

 



André Debaar dans un tout autre registre. Pour le plaisir...