De Josiane Balasko
Mise en scène par Daniel Hanssens
Gigi Ortega Rosalia Cuevas
Hugo Martial Daniel Hanssens
Le metteur en scène Phillippe Résimont
Sylvestre Archaimbaud John Dobryninne
Décor Francesco Deleo
Costumes Cloé Xhauflaire
Lumière Laurent Kaye
Pour sauver sa prochaine production théâtrale, un
producteur engage un ex-couple de comédiens fameux à l’insu l’un de
l’autre. Le hic, c’est que ces deux acteurs sur le retour ne se sont
plus parlés depuis dix ans. Les coucheries, les tromperies et les
disputes violentes à la mords moi le nez ont à la fois eu raison du
grand amour qui les unissait et de leur carrière.
Les répétitions sont un enfer, le metteur en scène vit un calvaire, on court vers la catastrophe. À moins que..
.
«Daniel Hanssens et Rosalia Cuevas forment
ce duo d’anciens amants liés aujourd’hui par une relation amourreuse
qui empoisonne leur existence, mais les rend formidable sur le plateau.
Loin de l’image de rassurante rondeur qu’on lui colle encore parfois,
Daniel Hanssens est teigneux à souhait.
Face à lui, Rosalia Cuevas est irrésistible en vedette sur le retour,
jouant les grandes dames des planches tout en se battant comme une
diablesse pour s’imposer face à son partenaire.»
Le Soir du 15/12 2006
«Balasko à la sauce Belge… Bien typés l’un comme l’autre, ils
constituent le principal ressort de l’intrigue.Parviendront-ils à
surmonter leurs rancoeurs et à jouer ensemble? Les deux comédiens font
assaut d’agressivité et d’invectives (dont certaines ne sont pas
piquées des vers…), tombent enfin dans les bras l’un de l’autre, pour
se chamailler derechef? On rit,certes.La salle croula sous les rires et
les applaudissements fusèrent à plusieurs reprises durant la première…»
La Libre Belgique du 15/12/2006
Un duel hilarant, entre guerre et paix
Jean-Marie Wynants dans Le Soir
Samedi 16 décembre 2006
Hugo et Gigi : Daniel Hanssens et Rosalia Cuevas incarnent formidablement le couple imaginé par Balasko.
Cinglant, massif, énervé, Hugo Martial n'est pas à prendre avec des pincettes. Il vient d'apprendre que sa partenaire de théâtre le lâche à quelques semaines de son grand retour à la scène. Entouré de son metteur en scène et de son agent, il cherche une solution de remplacement, mais aucun nom ne s'impose vraiment. Aucun, sauf celui de Gigi Ortega, que Sylvestre Archaimbaud, l'agent de Martial, a déjà contactée en secret. Il y a juste un hic, mais de taille : Gigi et Hugo se sont quittés il y a dix ans et se vouent aujourd'hui une haine féroce.
S'inspirant des grands couples du cinéma, tels Elizabeth Taylor et Richard Burton (lire notre entretien dans le Mad du 13 décembre), Josiane Balasko livre, avec Un grand cri d'amour, une comédie féroce, bourrée d'énergie et écrite dans le style percutant qu'on lui connaît.
A Uccle, Daniel Hanssens et Rosalia Cuevas forment ce duo d'anciens amants liés aujourd'hui par une relation d'amour-haine qui empoisonne leur existence, mais les rend formidables sur le plateau. Loin de l'image de rassurante rondeur qu'on lui colle encore parfois, Daniel Hanssens est teigneux à souhait. Sans pitié pour ses partenaires et ceux qui l'entourent, il peut assassiner chacun d'un simple mot. Face à lui, Rosalia Cuevas est irrésistible en vedette sur le retour, jouant les grandes dames des planches tout en se battant comme une diablesse pour s'imposer face à son partenaire.
A leurs côtés, Philippe Résimont campe un metteur en scène dépassé par les événements et tentant de survivre à l'ouragan déclenché par le duo, tandis que John Dobrynine manipule tout son monde en agent mielleux et faux derche. Quant aux trois jeunes comédiens jouant les techniciens du théâtre, ils sont eux aussi parfaitement dans le ton de bout en bout.
Mené tambour battant, le spectacle mis en scène par Daniel Hanssens s'avère d'une efficacité redoutable, et les rires succèdent aux rires durant toute la soirée. Un vrai divertissement, servi par une distribution en grande forme.